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Comment progresser sans compétition ?

Comment progresser sans compétition ?

Nicolas Jouanno, Développeur Full-Stack JS
#Sport
Par Nicolas Jouanno,
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Ce n’est pas toujours simple de trouver la motivation. Dans cet article, je vais partager avec vous ce qui me motive le plus pour me bouger, mais aussi ce qui me peut transformer une sortie de running en sortie de vélo, une balade en bord en mer en session de surf…

Mes principales sources de motivation pour faire du sport.

Un nouveau jouet ;-)

On garde tous notre âme d’enfant.

Regardez comment le monde n’existe plus pour un enfant quand il découvre une nouvelle chose. Encore plus, lorsqu’ il s’approprie un nouveau jouet ! Je pense que le sport préserve notre âme d’enfant. On est tous à la recherche du plaisir lorsque l’on fait du sport. Nos équipements y contribuent pleinement, comme des jouets. Ils nous replongent en enfance quand nous les découvrons, les sortons et les entretenons. Ils améliorent nos sensations quand nous les choisissons pour leur technique. Ils nous donnent un style quand on les choisit avec goût. Ils rendent jaloux nous amis quand il s’agit d’une nouveauté.

La météo

Je crois qu’il n’y a rien de tel pour se motiver, que d’ouvrir les volets et de découvrir un soleil radieux !

Pour moi qui ne pratique quasi que des sports d’extérieur, je suis souvent connecté à la météo 24/7. Et plus le soleil se fait rare, plus il rythme mes sorties. Mais, pas seulement, je ne compte pas le nombre de fois où je me suis retrouvé frustré de ne pas pouvoir sortir le surf, checkant désespérément qu’une entrée de houle soit annoncée. Et oui, ho, j’habite en Bretagne, mais je ne suis pas “Brice de Breizh” ! Où encore, que le vent souffle à en décorner un boeuf avec de la pluie, me décourageant de sortir du vélo au profit de l’home-trainer, satané engin de torture sans sensation! (bon ok c’est cool de regarder le Fast and Furious en pédalant !). Bon après, je n’ai rien contre une sortie de trail ou de VTT par temps de pluie, je ne suis pas en sucre non plus !

Alors, la météo, on la check, on la check encore et on n’ attend pas qu’ils annoncent du soleil en Bretagne pour se bouger ! Oui, ils aiment bien nous mettre des nuages sur la carte météo ! Moi je check surtout à ma fenètre, c’est mieux d’être connecté à la nature, non ?

Mes amis

Vous avez déjà essayé de résister au défi d’un ami? Moi non! C’est vrai que je suis un brin compétiteur, qu’il m’arrive de me dégonfler, me le défi lancé stimule mon envie de sortir! Que ce soit pour rouler entre ami ou avec mon père. Que ce soit pour améliorer le temps d’un segment sur Strava, pour passer devant un ami au classement. Que ce soit, aussi, simplement en réponse à une invitation à un nouveau défi ou pour découvrir un nouveau sport. Parlez de vos exploits sportifs à vos amis, écoutez-les et relever le défi qui sort de la discution, elle peut vous amener loin.

Mes réseaux sociaux

Il n’est pas rare que le choix du sport que je vais pratiquer ai été, le jour-même, ou au cours des jours précédents, influencé par une photo sur instagram, une vidéo sur youtube, un article de blog. On les appelle des “influenceurs”, mais oui c’est vrai qu’ils ont de l’influence dit donc !

Mes sorties de trail sont boostées par l’instagram d’Anton Krupicka et sa gueulle de bucheron. Mes sorties vélos sont inspirées par les comptes insta de Bradley Wiggins et Arnaud Manzanini. Mes envie de surf par les vidéos de Dane Reynolds et Jordy Smith.

Je pense que vous avez compris l’idée, ma liste est encore longue, suivez les bonnes personnes sur les réseaux sociaux et captez ce moment de motivation pour votre prochaine sortie !

Le temps

Et bien sûr le plus dur pour la fin. Nous, commun des mortels, qui avons notre temps tant occupé par le travail, la famille, les amis et nos moments de procrastination. C’est surement ce que je regrette le plus de ma carrière de sportif professionnel, sortir quand je veux et ne pouvoir penser qu’à ça. Car avec un travail de 35h en 9 à 5, il faut s’organiser pour garder du temps de pratiquer ! Bien sûr, les moments à rien faire, vous pouvez les remplacer par des séances de sport, mais pour les autres facteurs d’occupation, il sera question de compromis !

Pour ma part, c’est simple, je pratique dès que j’ai une fenètre de plus de 10 minutes, avec toujours la même règle pour ne pas tergiverser (dediou!).

La règle est la suivante. 10-30 minutes = fitness, étirement ou méditation (rappelez-vous la récup c’est important et je ne parle pas de recyclage !). 30min à 1h = running. 1h et plus = vélo ou randonnée. 3h et plus= toujours le vélo, mais aussi surf et SUP (temps de trajet inclus). Alors, vous manquez toujours de temps ?

Quelques oubliés

L’appel de la nature certainement trop philosophique pour en parler. Besoin de défouler après une prise de tête au boulot, pas assez positive pour en parler. Le somnambulisme, peu-être tiré par les cheveux. L’envie de maigrir, mais je ne suis pas touché, etc …

Pour garder l’envie je change ma routine sportive selon les saisons.

Si je suis aujourd’hui un “touche à tout” sportif, c’est surement parce que mes entraineurs ont entretenu cette facette de ma personnalité tout le long de ma carrière. En saison, je faisais jusqu’à trente heures de vélo par semaine, avec 2-3 coupures allant de trois jours à une semaine. Alors, quand venais la fin de la saison, généralement, c’était le ras le bol, j’avais vraiment hâte de profiter de cette coupure. Mon seul tracas, combien de temps ? Couper trop longtemps était synonyme de perdre mes acquis, pas assez et je ne récupérerais pas assez physiquement et psychologiquement.

Modifier son mode de vie

Nous sommes nombreux à nous laisser tenter sans scrupule par des “Mac do”, des apéros, sorties en boîte de nuit, etc… Seulement, on le sait, en saison, cumuler mal bouffe, fatigue et stress ne contribue pas à la performance, au contraire. Alors pourquoi cette règle devrait-elle être différente l’hiver?

Je vous propose une approche de l’inter-saison plus constructive pour votre prochaine saison.

Mes aînés, coaches et staffs médicaux mon toujours conseillé de garder le même rythme de sommeil. L’étude publiée dans la revue médicale Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, démontre l’impact négatif qu’à la modification de son rythme de sommeil sur l’organisme. Les conclusions de cette étude montrent que les modifications, même minimes, du rythme de sommeil augmenteraient les risques de diabète, de maladies cardiaques et de problèmes de cholestérol. Mais, les plus intrépides se laisseront malgré tout tenter par une nuit blanche profitant d’une soirée entre amis en boite de nuit. Pensez alors faire une courte sieste de trente minutes pour compenser (un peu) la dette de sommeil. Vous êtes tenté de prolonger votre sieste ? Pensez plutôt à vous coucher plus tôt le soir, cela interférera moins vos cycles de sommeil.

Laissez la voiture au garage. Vous “trackez” peu-être déjà votre activité journalière avec votre smartphone, votre montre, … Avez-vous remarqué qu’une semaine sans sport vous rend beaucoup plus sédentaire? Pensez à casser votre rythme “métro/boulot/dodo”, en vous attribuant plus de temps dans vos trajets, par exemple. En changeant de moyen de transport, privilégiant le vélo et la marche, vous serez plus actif. Cela vous permettra de garder une activité physique quotidienne sans pour autant induire la contrainte psychologique du sport.

Pensez aux routines “bien-être”. Les périodes de coupures sont les meilleures périodes pour privilégier la récupération, la détente et la relaxation. Commencez la journée et remplacez votre réveil musculaire “sportif” par des étirements. Moi j’utilise la séance d’étirement de 11 minutes proposée gratuitement sur l’application “Pacer”, elle est complète, accessible et évite d’oublier un groupe musculaire. Vous avez le temps le matin ? Essayez-vous au yoga ! J’ai pris le parti de me mettre à la méditation le matin depuis un an, grâce à l’application “Petit Bambou”. Elle aussi est simple, accessible et suit notre évolution. En plus d’appréhender la mâtiné de façon plus détendue, j’ai remarqué que depuis que je m’y suis mis, ma concentration a été renforcée et ma capacité à gérer mon stress a elle aussi augmentée.

Difficile de parler de coupure sans parler de la non-populaire PPG (préparation physique généralisée), tant prise à la légère par les sportifs! La PPG : c’est quoi ? découvrez cet article l’équipe.fr. J’ai eu la chance de réaliser ma scolarité en sport-étude avec des séances de PPG imposées. Si j’ai longtemps pris ce moment comme l’occasion d’avoir les abdominaux saillants pour la plage. J’ai eu l’occasion, depuis, de parler avec de nombreux entraineurs, kinésithérapeutes, ostéopathes et médecins pour me rendre compte que le renforcement musculaire (ne pas confondre avec musculation) contribue à poser les bases du futur pallier de progression. J’ai eu l’occasion de me rendre compte qu’un renforcement abdo/lombaire régulier (2x par semaine en saison ou non) permettait de réduire fortement les douleurs chroniques au dos, cervicales, … Mais aussi, de me mieux résister aux “aléas” de la saison: chaque foulée de course à pied, les chutes de vélo, les impacts dans les sports de contact, etc … Si je ne trouve pas qu’il soit utile de s’imposer 1 heure en salle de sport plusieurs fois par semaine, je pense que se donner l’objectif de réaliser ce renforcement 10-15 minutes par jour 2-3x par semaine est idéal. Instaurez cette habitude pendant votre inter-saison et gardez là en saison, vous verrez ça paye!

Changer de discipline

Cycliste ou runner, l’inter-saison hivernal c’est souvent l’occasion passer dans les sous-bois. VTT, Cyclo-cross, Trail, Cross. Le fait de changer de discipline vous permet de casser votre routine sportive pour ne pas ressentir le sentiment d’over-doze en cours de saison, ou le retarder. Pratiquer un autre sport pendant votre inter-saison vous permettra aussi de travailler vos capacités cardiaque, respiratoire et musculaire sous des angles différents, travailler vos points forts. Ou, pourquoi ne pas en profiter pour vous attaquer à un point faible? Vous en avez certainement souligné un lors de votre bilan de fin de saison.

Que vous pratiquiez cet autre sport en compétition ou en loisir, l’objectif sera avant tout d’éviter la blessure. Suivez les bonnes pratiques pour ne pas vous mettre en danger. Faites-vous accompagner par des professionnels ou des associations pour apprendre les bonnes techniques, vous gagnerez du temps d’apprentissage et prendrez plus rapidement plaisir. L’hiver, je profitais régulièrement de la neige en montagne pour faire du ski de fond. J’ai commencé en prenant quelques cours pour apprendre la technique. Cela m’a permis de remplacer des sortis de fond à vélo de 2-3 heures par cette discipline. J’appréciais aussi tout autant travailler ma résistance en m’alignant au départ de cyclo-cross locaux ou en réalisant des sorties running. Petite astuce pour faire monter le coeur, je m’étais fait un circuit VTT ludique de cinq minutes, dans un bois, à cinq kilomètres de chez moi, avec une bosse de 30-45 secondes que je montais à bloc à chaque tout pour travailler mon explosivité.

Mais cassons un peu les standards. Dans beaucoup de sport, on entend parler de ces sportifs qui mettent fin à leur saison dès l’ouverture de la chasse ! Si si, parlez-en autour de vous, vous verrez. Si je n’ai jamais porté un fusil, j’ai passé des journées à crapaüter dans les bois, bottes aux pieds, avec la besace de porteur de gibiers. Quel est le bénéfice sportif ? Travailler votre endurance, votre respiration et votre résistance. Vous voulez toujours rester au coin du feu le dimanche ? Partez à l’aventure en randonnée. Seul, en famille ou entre amis, la randonnée reste une activité accessible et pas/peu traumatisante. Profitez-en pour ramasser des châtaignes et des noix. Vous pourrez les manger, en récompense, au coin du feu justement !

Vous voulez rester en intérieur? Allez faire quelques longueurs à la piscine et faite un arrêt au jacuzzi après votre séance ! Encore mieux prenez des cours de natation et travailler, sans vous en rendre compte, vos capacités musculaires, respiratoires et cardiaques en réalisant des exercices techniques ludiques. Allez faire des séances de RPM, initiez-vous au body-pump, créez une équipe de futsal. Soyez-ouvert ! Regarder quelles sont les activités qui peuvent se pratiquer en indoor dans votre ville, car le premier critère qui vous gardera motiver à pratiquer ce sport est bien son accessibilité plus que son défi sportif.

En bonus, pour les cyclistes plus hipster, allez rouler en pignon fixe! Bien avant la mode du fixie, je me rappelle qu’il m’avait été compliqué de me fabriquer ce vélo en pignon fixe pour rouler sur route à prix abordable. Ce qui n’est plus le cas, les pistards n’ont plus ce monopole! Le travail de force et de vélocité effectué naturellement en pignon fixe sur des sorties allant jusqu’à 2h est, selon mon expérience, inégalable. Avec mon 42-18, j’étais certain de ne pas sur-évaluer mon braquet, bridé sur le plat, véloce dans les descentes et en puissance dans les bosses.

Je sais que ce n’est pas toujours simple de suivre son volume d’activité quand elles sont multiples. C’est pour répondre à mon propre problème que j’ai développé cet été une application web que j’ai appelée Feezify:me. Elle me permet de suivre mes activités sportives et de récupération. Je peux aussi évaluer ma forme du jour pour savoir quel point je dois prioriser: physique vs récupération. Je l’ai connecté avec Strava pour ne pas créer l’activité sur deux plateformes. Je mets “feezify:me” à disposition, gratuitement ici. Si tu as des idées pour la faire évoluer n’hésite pas à me le dire en réponse à cette story.

Je ne m’entraine pas, je pratique.

Depuis 10 ans, je ne compte plus le nombre de personnes qui, au détour d’un couloir ou autour d’un verre, ont voulu me faire accrocher, à nouveau, un dossard. Si la flatterie n’a jamais marché pour me lancer ce nouveau défi sportif, c’est parce que je ne ressent plus le besoin de me confronter aux autres. C’est aussi parce que l’a carotte du classement n’a aucun effet sur ma motivation.

Je parle souvent de la motivation nécessaire pour s’entrainer. Du besoin d’inspiration pour se motiver. Les compétitions sont une sorte de coup de pied au cul que les sportifs aiment se mettre pour s’affirmer en tant sportif. Elles ont longtemps été ma source de motivation. Ce qui m’a amené à perdre le sens de ce que je faisais. Réalisant des sorties en mode robot. Jusqu’au jour où j’ai ressentit ce sentiment en compétition.

Il est difficile pour un sportif de ne pas se perdre en route, je pense. Ce moment de déconnection que l’on recherche tous en faisant du sport. Cet instant pendant lequel notre cerveau se met en pause avec toutes cette endorphine présente dans les muscles, apportée par notre effort. Nos limites que nous ne cessons de repousser, ces limites que nous ignorons en compétition. Et pourtant, il faut savoir les conserver pour ne pas se mettre en danger. Un homme sage un jour m’a dit: “Que serait un sauteur à la perche sans barre à sauter?”

C’est après avoir rendu mon dernier dossard, que je me suis lancé un nouveau défi: Apprendre à surfer. Ce jour-là, la compétition prenait une nouvelle dimension, devenait plus abstraite. Je ne pouvais plus me battre contre un adversaire, car celui-ci était de toute façon bien plus fort que moi: l’Océan, bref la Nature.

On perçoit le surf comme un sport cool, relax et sans risque (enfin, vous comprenez en Bretagne il n’y pas de requin !). On se dit même que c’est “facile”. Alors, sans trop me poser de question, j’ai acheté ma première planche avant même de m’y être essayé. Comme appelé par l’océan, un défi qui dépasse des rêves d’enfant. Bref, un défi qui sonne même d’avantage comme un caprice d’enfant. Mais un défi en réponse parfaite à mon envie de changer d’air après ces heures passées dans les chemins et sur la route.

Rien que d’y penser ça me fait rire, car je m’étais juré ne plus me prendre la tête pour le sport à la fin de mon contrat professionnel. Pourtant, en commençant à surfer c’est bien ce que j’ai fait! Mon égo de sportif, trop gonflé, me permettait de flotter sur l’eau des heures durant. Me relevant et retournant vers le large après chaque mousse qui me balayait. J’avais deux options, me contenter d’être un buveur d’écume, ou m’entraîner encore. Comme finalement “ne rien lâcher” (dixit Philippe Etchebest”)fait partie de mon tempérament, vous vous doutez que j’ai persisté.

Il me fallait m’entraîner, pratiquer le surf! Mais ça ne suffisait pas pour progresser rapidement, du moins aussi rapidement que ce que je souhaitais. Si j’avais le cardio et la respiration, je n’avais ni équilibre, ni puissance dans le haut du corps. Le surf est finalement un sport complet, je n’en avais pas encore pris la mesure avant. Finalement, en bon célibataire à l’époque je m’étais aussi dit que ce serait plus “swag” pour draguer de surfer que de dire que je faisais du vélo.

L’entraînement du cycliste est finalement mono-sport en comparaison du surf. Entre les périodes où il n’y a pas de vague et l’emploi du temps qui ne correspond pas forcément pour sortir une planche, ce n’est pas un sport aussi simple à pratiquer que le vélo ou la course à pied. Alors, pour surfer, je me suis diversifié. Et je me suis ouvert à de nouveau sport non pas pour me lancer de nouveaux défis sportifs, mais bien pour prendre un maximum de plaisir durant chacune de mes sessions de surf. Je me suis même surpris à réaliser autant d’heure de sport que lorsque j’étais en élite 2. Faire dix à douze heures de sport finalement je connaissais si bien, alors ça ne me surprenait pas. Mais ce qui me surprenait c’est que là où avant, je passais par des entraînements en “mode fantômes”, pour m’éviter les remords d’un entrainement non réalisé. Maintenant avec le surf, aucun entrainement qu’il soit en vélo, en course à pied, en musculation, en skateboard ne connaissait ce phénomène.

Vous me direz, mais pourquoi se donner autant de mal pour ne pas se confronter lors d’une compétition. Sûrement parce que mon adversaire n’a pas Facebook, il n’existe pas. Sûrement aussi parce que je ne gagne jamais. Seulement parce qu’à chaque session de surf, mon objectif est de “vivre cette vague qui fait cette session”. Sûrement aussi parce que ce sport m’a fait grandir en tant que sportif là où j’ai pu me laisser aller en tant que cycliste. Sûrement aussi parce que le surf à cette culture du free surf, cet état d’esprit qui starifie tout autant les surfeurs qui font de la compétition que ceux qui font des vidéos. D’ailleurs, je dois dire que ce sport était finalement en avance sur son temps. Car si l’on retrouve de plus cet état d’esprit de l’influenceur, le surfeur l’était déjà. Il s’avait bien avant d’autre sportif utiliser les mécaniques de contenue, bien sûr aider par une discipline visuelle et tout le mouvement culturel qui existe autour du surf. Vous savez de quoi je parle? Mais si, ce truc qui a fait vendre à Quiksilver d’avantage de t-shirt que levis ne vendait de jeans dans les années 2000.

Alors non je n’ai pas besoin de compétition pour m’entraîner car j’ai trouvé l’adversaire qui ne dort jamais!

Commencez à apprendre de votre entrainement

Vous avez dû noter mon silence de la semaine passée. Peut-être que vous pensez que c’est à cause du pont de la Toussain. Oui j’ai fait le pont … Mais la raison est un peu plus originale. Vous ne le savez surement pas, j’écris mes articles au fil des semaines. Alors, si je vous dis que j’ai utilisé mon temps de créativité à ajouter une nouvelle fonctionnalité à l’application feezify:me vous comprendrez que je ne peux pas courir plusieurs lièvres.

Aujourd’hui, je n’agrafe presque plus de dossard. Alors, je ne vais pas prendre un entraineur pour suivre mon entrainement comme avant. Je connais les basics, peut-être même plus. Alors, quand je parle d’entrainement autour de moi, je me pose toujours les mêmes questions:

"Comment être certain de la qualité de ma pratique ? Est-ce que je risque de me blesser ? Puis-je tomber dans le surentrainement en faisant ?"

Ces questions me ramènent souvent au tableau Excel que je remplissait pour mon entraineur, de façon plus ou moins assidue, plus ou moins franche…

Ensuite, chez les professionnels, il y avait cette application “teamlife” (je ne suis plus sûr de l’orthographe). Ce logiciel, reprenais les informations qualitatives du fameux Excel: pouls au réveil, poids, qualité de sommeil, … Et je venais ajouter après chaque entrainement la courbe cardiaque de ma séance. Toutes ces informations étaient remontées à l’entraineur.

Difficile, pour moi de comprendre toutes ces données. Libre à l’interprétation de l’entraineur pour gérer mon entrainement. Libre à lui de m’expliquer plus en moins en profondeur leur signification. Libre à lui aussi d’être plus ou moins franc sur les significations de ces données. Mais bon c’est de bonne guerre, le suis-je réellement franc ?

Seulement voilà, quand on a plus d’entraineur, difficile de jouer à ce jeux du chat et de la sourie. On est seul face à soit même, mais surtout on est seul face à toutes ces informations. Du coup on regarde quoi ? La fréquence cardiaque moyenne du jour, peu-être la fréquence cardiaque maximal, on surveille que notre courbe cardiaque correspond aux exercices que l’on s’est programmé. Et le lendemain, on recommence à regarder son nouvel entrainement de façon isolée. On ne prend plus rapidement plus en compte cette notion de progression, au mieux on compare une séance à une autre.

Alors, quand j’ai pensé à ce dont j’avais besoin pour m’entraîner plus intelligemment, j’ai commencé simplement. Mon premier objectif est de diminuer le risque de blessure. Dans nos vies d’actif on cumule principalement, j’en parle souvent, vie familiale, professionnelle et sociale. On comprend rapidement que la fatigue et le stress accumulé par l’organisme n’est pas seulement lié à la pratique sportive. Comment évaluer ma forme du jour ? J’ai fait des recherches, parler avec des entraineurs, repris les tableaux Excel que je remplissais, croisé tout ça … Et “TADAM”, j’ai formulé une petite formule pour calculer la forme quotidiennement.

Comme je suis un peu geek, que je côtoie bien assez, les trop peu sexy, tableaux Excel, au boulot. Et que je voulais un effet miroir à la Blanche Neige ou boule d’Aladin, je me suis codé une petite application : feezify:me, qui est à votre disposition gratuitement ici.

Prendre en compte ma fatigue physique et psychologique pour évaluer ma forme était mon objectif de base. Je diminue pour les utilisateurs de l’application le risque de blessure, synonyme d’arrêt de tout sportif. Et même s’ils savent s’écouter, ils pourront mieux mettre le curseur entre le “je m’écoute trop ou pas assez” et éduquera ceux qui ne savent pas quoi écouter. Ceci donnes des bases à tout le monde !

Puis, j’ai continué à réfléchir sur le sujet. Je voulais calculer fatigue généré par une activité sportive. J’ai repris mes recherche et j’ai trouvé l’étude d’Andrew Coggan, professeur en physiologie de l’exercice. Il définit le Training Stress Score (TSS). L’algorithme donné par l’étude permet de d’évaluer une activité sportive sous forme d’indice à partir de données cardiaque. Ce qui tombe très bien, puisque j’ai ressorti le cardio depuis quelques mois !

Alors, comme je suis un peu fainéant. Que tous mes entraînements sont déjà sur mon Strava, j’ai connecté mon application à strava. A partir de là, mes indices de fatigue sont mesurés pour mes activités passées et bien sûr les prochaines, à condition que les données cardiaque soient fournies. Et, selon le pallié dans lequel se trouve l’indice calculé une interprétation de cet indice et formulé dans une courte phrase. Voilà, ce que j’ai fait la semaine dernière au lieu de vous écrire ! Ce qui est top avec ce calcul, c’est qu’il permet de comparer des séances entre elles par un simple chiffre. Qui de la séance d’intensité ou de fond nous fatigue le plus? Quel impact à une séance de PPG sur sa fatigue ? Vaut-il mieux que j’aille courir ou faire du vélo pour travailler cette capacité ? Vais-je bien récupérer de cet entrainement avec ma prochaine compétition ? Les perspectives de l’application commencent à se dessiner et surtout son objectif de permettre d”optimiser la récupérationphysique et psychologique” prend tout son sens. Je suis sûr que comme moi vous les voyez aussi.

La prochaine étape est d’évaluer, les temps de récupération. Pour savoir si le temps de récupération est suffisant, ou à l’inverse trop important. S’il nous permet de progresser.

En attendant, cette nouvelle fonctionnalité me permet de tester de nouvelles formules d’entrainement. J’ai également plus de recul sur mon entrainement et une façon différente de l’interpréter.

Vous ne l’avez pas encore testée ?feezify:me c’est par ici que ça se passe! Mais plus important encore, dites-moi si, vous aussi, vous lui trouvez de l’intérêt ? Si elle vous permet d’avoir un angle nouveau et intéressant sur votre entrainement. Et si elle rend jaloux votre coach !

- Nicolas